This Powerful Silence 1
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Mes yeux s’écarquillèrent de surprise, j’était entrain de comprendre quel était ce sentiment qui me rongeait de l’intérieur depuis que j’avais vu la gentille Laure volait un baiser à mon meilleur ami, il y a de ça une semaine, c’était de la jalousie, pur et dur. Jalousie qui s’accordait parfaitement avec cette autre sentiment qui m’avait donné envie d’être à la place de cette fille, on ne pourrait pas dire que je suis amoureux mais… j’ai une sacré envie de lui sauter dessus ! Alors qu’il est un homme et que moi aussi, alors que nous somme tous les deux hétéro, alors que depuis toujours je hais ceux qui trouvent plaisir à s’imaginer heureux en couple avec un mec… Putain…
-Ad’ ça va pas ? Ouhou, Adams, je te parle !!
Je cligne des yeux, revenant peu à peu à moi, réalisant que j’étais entrain de fixer avec envie les lèvres de Flo par la même occasion. Je lui sourit, l‘air de rien.
-Bien sur que ça va, pourquoi ça n'irait pas ?
Il se mordit la lèvre inférieure, craquant…
-Non rien… Donc tu viens dormir chez moi dans quatre jours ? Imagine un peu, pas de parents, pas de frère à garder, juste toi, moi et les consoles de jeux ! Ca ne te dit pas ?
Oh si que ça me dit, mais c’est bien ça le problème, si on se retrouve tous les deux seuls, maintenant que je sais, je devine parfaitement que je vais craquer, que je n’aurais pas assez de volonté pour ne pas effleurer ses lèvres, toucher son visage, goûter sa peau… hum… on serait pas à la cafétéria du lycée …je mettrais à exécution mes idées…
-Si ça me dit, on se fait ça !!
Donc c’est une très mauvaise idée, qui risque de me faire craquer et donc perdre mon meilleur ami, mais apparemment j’ai pas le courage de dire non.
Le reste de la semaine ce passa tranquillement, aucun faut pas de ma par, et maintenant je me retrouve, tout candie, devant chez Flo, sonnant. Il m’ouvrit tout sourire et la soirée commença : jeux vidéo, alcool et chips.
19 : 04 … 20 : 14 … 21 : 29 … 22 : 34 … 23 : 45 … 00 : 00 … 01 : 13 …
C’est étonnant comment le temps peu passer vite quand on fiche rien. Tous les deux on enchaînait les verres de vodka et les parties de jeu vidéo. Lui il semblait concentré et moi je le fixait, totalement dans mon monde, le laissant gagner inconsciemment.
Brusquement, après une énième victoire de sa part, il se tourna vers moi, avec cette mine mi-boudeuse mi-vexé qui mit mon cœur en branle bas de combat.
-Ad’ !! T’abuse, tu joues pas vraiment là !
-Qu’est-ce que j’y peux ? Avec toi je préférerai faire d’autres choses que ça !
Il me fixa, un air surprit peint sur le visage, pendant que je le regardais, normal, jusqu’à enfin réaliser ce que je venais de dire, mes joues prirent une étrange teinte tomate.
-Oh merde… oublie ça Flo !
-Non.
Là c’est à mon tour d’être surpris, j’avais l’impression d’avoir mal entendu… Mais non. Il me fixait toujours, approchant dangereusement son visage du mien, ses mains se posant sur les miennes et en douceur il lia nos lèvres, un court instant, avant de se reculer.
-Tu préfères faire ça ? … Ou ça ?
Et il passa une main sous mon haut, caressant mon abdomen, ses yeux brillant d’une lueur qui m’était encore inconnue mais que, déjà, j’appréciais.
Apparemment, nous étions depuis le début sur la même longueur d’onde, ou si non c’était l’alcool qui lui faisait cet effet, mais dans les deux cas je n’allais pas laisser passer cette chance de lui montrer sans vraiment lui dire combien j’attendais qu’il fasse ça.
Alors, lentement je l’embrasse, mettant tout mes sentiments dans ce baiser, tendre et passionné. Il ne me rejeta pas, entourant mon cou de ses bras et se laissant allonger sur le canapé. Rapidement je vire les manettes qui auraient pu nous déranger, sans lâcher ses lèvres. Douces. Délicieuses. Parfaites.
Sans que vraiment nous y fassions attentions nos corps s’enflamment et tout s’accélère.
Je retire à la hâte son T-shirt et le mien avant de retourner sur les lèvres, les embrassants inlassablement, alors que mes mains partent à la découverte de son torse, descendant de plus en plus bas pour enfin atteindre se qui m’intéresse, je retire le reste de ses fringues et je découvre avec bonne surprise que je suis pas le seul à être excité par ce qui ce passe…hum…
Puis brusquement il inverse les rôles, me faisant rouler sous lui avec un sourire provocant aux lèvres, avant de commencer à caresser mon sexe, me faisant gémir de bonheur. Ses mains sur ma verge, depuis le temps que j’en rêvais maintenant je les avais, ainsi que ses lèvres et le reste de son corps. Ca devenait presque un supplice, sa façon de m’embrasse de me toucher et de le toucher, son corps brûlant rendait le mien bouillonnant, je voulais plus et lui aussi. Il descendit en douceur ses lèvres, embrassant mon érection avant d’y commencer de tendre va et viens avec sa bouche, me brûlant vif.
J’haletais, mon membre gonflé, pourtant, j’en voulais toujours plus et incapable de parler je lui faisait sentir par des gémissements… je vous le dis, si je n’avais pas eu mes verres d’alcool dans la tête à cette heure ci, j’aurais eu honte, oh sa oui.
En silence, il me prépara avant de mettre une capote, il me dit à ce moment qu’il refusait de me filer une maladie, moi je m’en foutais, ce que je voulais c’était lui appartenir corps et âme, qu’il soit en moi…
Et en douceur essayant de me faire le moins mal possible il entra en moi, taisant mes cris par des baisers. Je me serrais contre lui, plantant mes ongles dans sa peau, bougeant légèrement le bassin pour tenter de m’habituer à cette présence étrangère avant de m’empaler réellement dessus, et de commençait des aller et venu, haletant. Il m’aida dans mes gestes, bougeant en moi, haletant contre mes lèvres, en sueur et tremblant. C’est alors que j’ai osé souffler contre son oreille ces quelques mots qui depuis quelques temps me brûlaient vif. Je t’aime. Je lui avais dit, et lui me coupa par un baiser.
-Chut…Adams… mon ange…chut…
Moi je n’ai pas cherché plus loin, reprenant mes mouvements avec plus d’intensité, jusqu’à ce que je craque, jouissent contre lui dans un cri et suivit de peu par lui. Qu’est ce que j’aurais aimé le sentire jouir totalement en moi, mais ce bout de plastique l’en empêché, me frustrant et me protégeant à la fois…
Puis il s’est allongé à mes côté, se retirant et virant la capote, avant de m’envelopper de ses bras. Et alors que Morphée commençait à m’emmener j’ai pu l’entendre murmurer, au creux de mon cou la réponse à ma déclaration, un moi aussi qui ne devait pas se faire entendre et qui devait être le plus beau du monde. A ce moment là j’ai vraiment connu le bonheur, le vrai.
Le lendemain matin, je fut le premier réveillé, et c’est dans un total émerveillement que j’ai ouvert les yeux sur son visage. La peau mâte de nature, les cheveux brun foncé coupaient court et des yeux vert, qui s’ouvraient doucement, voilés par le sommeille… Il me sourit avant de m’embrasser, ses bras me gardant jalousement contre lui.
J’étais heureux ! Bordel ! J’étais heureux… Dans les bras d’un homme, de mon meilleur ami. Bizarrement, même en me souvenant de ce qui c’était passé cette nuit, je n’étais pas gêné, au final j’avais fini par accepter ces faits : deux hommes c’est possible.
Malheureusement, les bonnes choses ont souvent une fin, et alors que nos lèvres se liaient une énième fois mon portable sonna, gâchant ce beau moment. Je me recule et me tord dans tout les sens pour tenter d’attraper mon foutu téléphone, qui en prime d’avoir une sonnerie merdique est à trois kilomètres de moi !
Et le pire, c’est que Flo se marre, se foutant ouvertement de moi. Je choppe le gêneur et réponds, d’un ton sec.
-Quoi ?
-Adams !! Où tu es ??
Oula ma mère, pas chouette… Et l’autre qui rit encore, je vous jure, je suis tombé sur un cas.
-Bah chez Flo, ‘man.
-Mais tu as vu l’heure ?? Tu devrais être rentré depuis …
-Ouais… désoler, j’arrive.
Et je lui raccroche au nez, jetant rapidement un œil à l’heure, je grimace réalisant que ça fait plus de 5 heures que je suis sensé être chez moi. Je me redresse, offrant ma nudité aux yeux de Flo, qui ne se gêne pas pour laisser vagabonder son regard, avant de se lever à son tour, m’enlaçant.
-Tu dois partir ?
-Ouais…
Il m’embrasse.
-Reste.
-Je ne peux pas, ma mère va faire une crise d’angoisse si je ne suis pas rentré d’ici 20 minutes.
Une moue de frustration se peint sur son visage, et là c’est mon tour de l’embrasser :
-Un rendez-vous, demain, avec moi. Ca t’irait comme excuse ?
-Hum… Pourquoi pas …
Je rit avant de m’écarter et de récupérer mes fringues.
-Alors, demain à 11 heures devant le parc !
Et je me rhabille, l’embrassant une toute dernière fois avec passion, avant de partir, lui rendant le sourire qu’il me laisse.
Le reste de la journée et la matinée du lendemain me parurent interminable, impossible de me concentrer sur quoi que ce soit, à chaque fois mes pensées partaient vers lui. Je tournais et retournais dans tous les sens tout ce qui c’était passé hier, comment, en quelques heures nous étions passés d’amis à amants.
10 heures, je ne tiens plus, j’attrape ma veste et sors dehors, marchant rapidement vers le parc où je m’installe contre la grille, patientant. Contrairement à ce que certains pouvaient croire, je ne suis pas sur mon 31 et je n’ai pas passé trois heures devant la glace. Une chemise, un jeans, mes cheveux châtain en bataille et le tour est joué. Pas besoin de se compliquer la vie.
Le temps passe.
10 : 30 … 11 : 03 …11 : 42 … 12 :13 … 12 : 24 … 12 : 39 … 12 : 56 … 13 : 13
D’habitude, Flo n’est jamais en retard…
Mon téléphone sonne et dés la première sonnerie je décroche, espérant que ce soit lui.
Mais ce n’est pas lui, c’est même tout autre. La voix de Laure, tremblante et faible, se fait entendre. Avec difficulté elle m’explique : elle était dans la rue et de loin elle a vu Flo qui traversait la route au même moment qu’une voiture passait. Le choc était inévitable, Flo est à l’hôpital, mais, heureusement, les médecins disent que ça va…
Je manque quatre battements de cœur avant de brusquement fermer le téléphone me mettant à courir droit vers l’hosto, même s’ils disent que ça va je ne peux m’empêcher de m’inquiéter.
J’arrive et on me désigne un couloir, rapidement je m’y dirige, essoufflé.
-Qu’est ce qui ce passe ?dis-je à l’adresse de Laure, assise dans un fauteuil le visage dans ses mains.
Elle relève la tête, ses yeux sont rouges :
-Ad’…
Ses yeux s’embuèrent de larmes, et moi je continu de la fixer essayant désespérément de comprendre ce qui ce passe, après tout un accident, c’est pas forcément grave, rassurez-moi…parce que là, en la voyant, je ne suis plus sûr…
Brusquement une main se pose sur mon épaule, je lève les yeux, rencontrant ceux de son père.
-Je suis désolé Ad’… il est partit il y a plus d’une demi-heure de ça… il est mort…
Mon cœur s’arrête, mes larmes s’échappent, et sans un bruit, sans que personnes ne le remarquent, je m’effondre pour ne plus
jamais me relever.
This Powerful silence
I
End
Fin : 24 janvier 2010